Quelle est notre vision des communs ?

Partout dans le monde s’inventent et se réinventent des formes d’action directe pour créer, préserver ou accéder à des biens et des services en « communs ». Il s’agit aussi bien de ressources naturelles que de ressources immatérielles. Logiciels et semences libres, habitat collectif, jardins partagés, monnaies locales citoyennes, énergie décentralisée, communautés de logiciels ouverts, espaces communs de travail, … sont autant de façons d’articuler innovations technologiques et besoins humains par et pour des citoyens concernés par des objectifs d’équité, de vision de long terme, de coopération et de partage des ressources. Ces formes de solidarité et de réciprocité, de propriété et de gouvernance collectives battent au rythme des transformations technologiques, démographiques, écologiques, de la mondialisation.

Un courant de recherche s’y intéresse et les étudie, à la suite des travaux de Elinor Ostrom, en tant que combinaison d’une ressource ouverte et partagée, d’un groupe d’acteurs impliqués et d’un mode de gouvernance.

Les forces des « communs » partagent des valeurs et des méthodes avec l’économie sociale et solidaire (ESS). Pour construire une société plus démocratique et solidaire, l’ESS met aussi en mouvement des citoyens dans des actions qui reposent sur leur implication et sur les moyens économiques, sociaux et culturels, qu’ils mettent en oeuvre en commun, dans des entreprises originales fondées sur les personnes, coopératives, mutuelles, associations essentiellement.