Suite à la première présentation du projet lors de l’AG de la Coop des Communs du 22 février 2017, un groupe projet s’est constitué autour de la question de la constitution d’un commun favorisant l’émergence de plateformes numériques ouvertes sur les pratiques coopératives et les communs.

Dans un contexte d’une importance croissante des échanges de pair à pair au sein plateformes collaboratives dans la vie des citoyens, la stratégie et la gouvernance de ces plateformes, la prise en compte des enjeux sociaux et sociétaux et l’établissement de rapports équitables entre les acteurs qui interviennent dans la chaîne de production sont des atouts essentiels pour favoriser une société plus solidaire et soutenable.

Le projet que nous portons au sein de La Coop des Communs vise à la fois à :

– associer un ensemble d’acteurs, en émergence ou existants, partageant ces valeurs, au sein d’une communauté ouverte,

– construire une boîte à outils mutualisée complète, à visée opérationnelle et permettant l’appropriation des nouvelles possibilités de pair à pair offertes par le numérique.

La communauté précédant l’outil, il s’agit à la fois d’accompagner, former et acculturer les acteurs aux outils et de construire les outils adaptés aux pratiques de pair à pair dans un système coopératif.

Notre approche est de constituer cette boîte à outils comme un commun sous licence ouverte, appropriable par les acteurs partageant ces valeurs et permettant d’agir significativement et durablement sur l’économie du numérique.

Nous portons dans cette perspective une approche globale (prémaquettage des statuts permettant de nouvelles approches de gouvernances, identification des financements possibles, licence, mise en réseau des structures, développement de logiciels ouverts mutualisés). Les plateformes disposeront ainsi de nouvelles possibilités étendues de participation de leurs communautés à la gouvernance de leur plateforme, de mécanismes d’association de partage équitable de la valeur, selon les principes coopératifs…

Le projet repose pour une grande partie sur le bénévolat de ses membres et en complément certaines expertises externes devront être sollicitées et rémunérées (juriste en droit des société, juriste en droit des licences, développeur web, développeur logiciels). Une réponse à l’appel à projet de la Fondation AFNIC a été déposée pour trouver une partie de ces financements nécessaires.